Actions prévues

 
 

3 grandes familles d’objectifs

Les actions prévues pour la période 2007-2013 peuvent être regroupées en 3 grandes familles d’objectifs, correspondant aux 2 grands objectifs du plan, auxquels a été ajoutée la famille des actions d’accompagnement :

Types d’actions

 Liste des actions appartenant à ce type

Actions de prévention visant à diminuer le nombre
de départs de feu
Information et sensibilisation des publics
Révision de l’arrêté préfectoral sur l’emploi du feu
Débroussaillement au bord des linéaires
Actions de prévention visant la diminution des surfaces brûlées et les conséquences des feux Mise en place de plans de massif (accès, eau)
Débroussaillement autour des constructions
Prise en compte du risque d’incendie dans les documents d’urbanisme
Actions de coordination et d’accompagnement Information et formation des maires
Programmation des actions et suivi du plan

Haut de page

Information et sensibilisation des publics

La culture du risque incendie est très limitée en Vienne, compte tenu du niveau de risque moyen globalement assez faible. L’information du public représente donc un objectif important à atteindre, sachant qu’une proportion importante de feux est d’origine accidentelle. L’objectif est de sensibiliser des cibles privilégiées, pouvant être à l’origine de feux accidentels. Des actions d’information seront entreprises en direction des acteurs forestiers, des exploitants agricoles et du grand public.

Révision de l’arrêté préfectoral sur l’emploi du feu

Le nombre de jours avec un risque sévère est très variable d’une année sur l’autre ; un risque sévère peut ainsi émerger de manière relativement « ponctuelle » (ce qui pose des problèmes pour l’efficacité de la communication et de l’affichage du risque). D’où la nécessité de conduire à une nouvelle rédaction de l’arrêté préfectoral sur l’emploi du feu, en recherchant la clarification et la simplification maximales, avec un niveau de contrainte proportionnel au risque. L’objectif est de faire évoluer l’arrêté préfectoral dans le sens d’une plus grande simplification, afin d’améliorer son application, puis de préparer un « kit » de mesures à mettre en œuvre lors de situations de crise potentielles (communication, surveillance,...).

Débroussaillement au bord des linéaires

Le bord des réseaux linéaires est une source privilégiée de départ de feu, notamment les voies ouvertes à la circulation publique des engins motorisés. Leur débroussaillement raisonné permet d’espérer une diminution du nombre de départs de feux accidentels.
L’objectif est de rédiger, puis mettre progressivement en application, l’arrêté préfectoral sur le débroussaillement des linéaires. L’arrêté sera notifié aux gestionnaires de réseau concernés, avec production de cartes de localisation. Il sera également accompagné par des recommandations environnementales (tronçons traversant des espaces sensibles, périodes de reproduction à éviter,...).

Mise en place de plans de massif (accès, eau)

La plupart des pistes utilisables en cas d’incendie sont des pistes forestières, souvent multifonctionnelles. Leur entretien n’est pas toujours assuré. L’objectif est de définir, dans les massifs à risque, un réseau minimal de pistes aux normes, régulièrement entretenues et bien signalées. Les plans de massif doivent également permettre de mettre aux normes le réseau de points d’eau, en les adaptant aux spécificités du massif et aux besoins du SDIS. Les travaux seront réalisés, une fois recensés les équipements existants, définis les besoins complémentaires et trouvés les maîtres d’ouvrage potentiels (ASL, communes,...).

Débroussaillement autour des constructions

Le code forestier impose aux propriétaires ou ayants droits des constructions et installations leur débroussaillement dans un cercle de 50 m (y compris lorsque celui-ci déborde sur une autre propriété), ainsi que sur 10 m de part et d’autre des voies privées les desservant (le débroussaillement de l’intégralité des parcelles situées dans les zones urbaines des documents d’urbanisme est également obligatoire, même en l’absence de constructions).
Les obligations de débroussaillement s’appliquent à l’intérieur et jusqu’à une distance de 200 m des terrains en nature de forêts, bois, landes, plantations, reboisements,... situés à l’intérieur des « massifs à risques ».
Cette disposition déjà mise en œuvre dans les zones méditerranéennes a été étendue par la Loi du 9 juillet 2001 à la région Poitou-Charentes. Le P.D.P.F.C.I. réduit le champ d’application de cette obligation de débroussaillement en la limitant aux seuls « massifs à risques ».
Une fois approuvé l’arrêté préfectoral sur le débroussaillement, les maires auront la responsabilité de veiller à la bonne application sur le terrain, en réalisant les actions d’information et de rappel nécessaires auprès des propriétaires.

Prise en compte du risque d’incendie dans les documents d’urbanisme

Le niveau de risque auquel est exposé le département ne justifie pas a priori la prescription de P.P.R. spécifiques aux feux de forêts. Cependant, dans les communes à risque, l’intégration de dispositions simples dans les documents d’urbanisme, au moment de leur élaboration, et la définition de certaines prescriptions, au moment de la délivrance des permis de construire, est de nature à éviter une aggravation du risque dans les années à venir. Un volet incendie pourra éventuellement être inclus dans les P.P.R. multirisques. Une fois définie par les services de l’État une « doctrine » départementale définissant le rôle des différents acteurs (communes, DDE, SDIS, DDAF), un guide à l’attention des bureaux d’études chargés par les communes de l’élaboration des PLU et des cartes communales sera réalisé.

Formation des élus

Les maires ont hérité de nombreuses responsabilités en matière de prévention des incendies, dont ils maîtrisent imparfaitement les règles. Pour améliorer leur connaissance, il est souhaitable d’organiser des journées courtes de formation au risque incendie. L’objectif est de développer l’information en impliquant les maires comme relais auprès des citoyens : débroussaillement, emploi du feu, urbanisme,... Ces journées seront organisées périodiquement (une fois tous les 2 ans), sous forme d’ateliers participatifs.

Programmation des actions et suivi du plan

L’élaboration du PPFCI a été l’occasion de réunir plusieurs fois un « groupe de pilotage ». Ce groupe mérite d’être pérennisé pour coordonner entre les services le suivi du plan et la programmation de l’ensemble des actions précédentes. Un tableau de bord sera mis en place pour suivre le bon déroulement du plan.