Influenza aviaire

 
Influenza aviaire

Cette rubrique est dédiée à l’information des éleveurs et détenteurs de volailles, des vétérinaires, des opérateurs commerciaux, des abattoirs et du public. Elle est régulièrement actualisée.

Cette rubrique est dédiée à l’information des éleveurs et détenteurs de volailles, des vétérinaires, des opérateurs commerciaux, des abattoirs et du public faisant suite à la découverte de nouveaux cas et foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 en France. Elle est régulièrement actualisée en fonction de l’évolution des données épidémiologiques et des dispositions réglementaires.

Aucun cas humain d’infection par le virus H5N8 n’a été rapporté dans le monde depuis 2014.

L’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire. La consommation des produits de la volaille ne présente aucun risque.

Pour en savoir plus sur la maladie :
La situation actuelle en France

Fin décembre 2016, 2 foyers d'Influenza Aviaire Hautement Pathogène ont été déclarés dans le département des Deux-Sèvres sur les communes de Fors et de La Chapelle-Bâton. Des zones de protection (3km) et de surveillance (10km) ont été établies autour de ces foyers. Toutes les mesures mises en œuvre dans ces zones peuvent être consultées sur le site internet de la préfecture des Deux-Sèvres (79).

Lien vers le site Internet de la préfecture des Deux-Sèvres (79)

Les mesures de protection renforcées

Le niveau de risque vis-à-vis de la maladie se situe au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national depuis le 06 décembre 2016 et entraîne la mise en œuvre des mesures suivantes :

1. Pour les basses-cours et détenteurs de volailles et autres oiseaux captifs, à titre non commercial :
  • claustration des oiseaux (toit étanche + parois latérales interdisant tout contact avec des oiseaux sauvages et sans continuité avec le milieu extérieur par l’eau) ou mise sous filets de l’ensemble des parcours auxquels ont accès les oiseaux, sans dérogation possible ;
  • surveillance quotidienne des animaux et déclaration sans délai à un vétérinaire ou à la DDPPDirection départementale de la protection des populations de signes cliniques ou de mortalités anormales ou inexpliquées ;
  • mise en place des mesures de biosécurité prévues par l’arrêté ministériel du 8 février 2016.

Document d'information pour les basses-cours et détenteurs à titre non commercial

2. Pour les élevages de volailles et autres oiseaux captifs, à titre commercial :
  • mêmes dispositions que pour les basses-cours et détenteurs non commerciaux ;
  • toutefois possibilité de dérogation accordée par le Préfet à l’obligation de claustration des oiseaux ou de mise sous filets de parcours en cas de nécessité en terme de bien-être animal ou liée à un signe de qualité officiel.

Les demandes de dérogation doivent être adressées à la DDPP : 20 rue de la Providence BP 10374 - 86009 POITIERS Cedex - Tél : 05 17 84 00 00 – Mail : ddpp@vienne.gouv.fr

Annexe 1 : demande de dérogation a l’obligation de claustration et de mise sous filets des parcours

3. Les rassemblements/marchés de volailles et d’autres oiseaux captifs (à partir de 2 exposants) sont interdits sauf dérogation accordée par le Préfet :
  • soit pour les espèces réputées élevées en volières
  • soit sous réserve de la mise en place de mesures de réduction du risque de diffusion du virus et de contamination par les oiseaux sauvages.

Les demandes de dérogation à l'interdiction de rassemblements / marchés d'oiseaux  doivent être adressées à la DDPP : 20 rue de la Providence BP 10374 - 86009 POITIERS Cedex - Tél : 05 17 84 00 00 – Mail : ddpp@vienne.gouv.fr

4. Les compétitions de pigeons voyageurs sont interdites.
5. Pour les activités cynégétiques (gibiers à plumes) :
  • chasse autorisée sous réserve de respecter les mesures de biosécurité (changement de tenue, nettoyage/désinfection des chaussures et matériels utilisés…) ;
  • transport et lâchers de gibiers à plumes :
  • interdits pour les palmipèdes (canards colverts)
  • dérogations possibles accordées par le Préfet pour les galliformes (faisans, perdrix)
  • transport et utilisation des canards appelants utilisés pour la chasse au gibier d’eau interdits sauf dérogation accordée par le Préfet (s'adresser directement à la DDPPDirection départementale de la protection des populations)

Les demandes de dérogation doivent être adressées à la DDPP : 20 rue de la Providence BP 10374 - 86009 POITIERS Cedex - Tél : 05 17 84 00 00 – Mail : ddpp@vienne.gouv.fr

Annexe 3 : demande de dérogation a l’interdiction de transport et de lâcher de gibier a plumes (uniquement galliformes)

La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Les mesures préventives = les mesures de biosécurité

Les mesures de biosécurité sont destinées à prévenir l’introduction de l’Influenza Aviaire dans les élevages.

Ces mesures sont définies principalement par l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2016 et qui impose pour chaque unité de production des mesures adaptées tant pour les élevages commerciaux que pour les détenteurs à titre privé.

L'objectif est de renforcer les mesures en matière de protection physique et de fonctionnement des exploitations avicoles. Ces mesures doivent être appliquées de façon pérenne et par tous pour assurer une protection sanitaire efficace et durable.

Cet arrêté s’applique à l’ensemble des détenteurs de volailles et oiseaux captifs que ce soit à titre commercial ou non-commercial, sur l’ensemble du territoire français : détenteurs de palmipèdes, de gallinacés, de gibiers pour l'élevage, le repeuplement ou l'agrément, responsables de parcs zoologiques.

Ce texte prévoit notamment pour les exploitations commerciales de volailles :

  • l’obligation de définir un plan de biosécurité ;
  • l’obligation de conduire chaque unité de production en bande unique ;
  • la mise en place d’installations adaptées en matière de biosécurité, dont la protection sanitaire des différentes unités de production par un sas spécifique à chacune d’entre elles ;
  • l’obligation pour toutes les exploitations commerciales, de déclarer les mises en place de volailles ;
  • l’obligation de formation des détenteurs à l’élaboration et à la gestion du plan de biosécurité et aux bonnes pratiques d’hygiène en exploitation.

Des informations permettant d'expliciter certaines de ces mesures sont disponibles sur le site de l'ITAVI : http://influenza.itavi.asso.fr/.

Pour les exploitations non commerciales de volailles, les détenteurs doivent appliquer a minima les mesures de biosécurité suivantes :

  • aucune volaille ou oiseau captif d'une exploitation non commerciale n'entre en contact direct avec des volailles ou autres oiseaux captifs d'exploitation commerciale ou n'a accès à une exploitation commerciale ;
  • toutes les mesures sont prises pour éviter les contaminations liées aux véhicules, autres animaux et personnes étrangères à l'exploitation et pour limiter l'accès des bâtiments aux rongeurs, aux insectes et autres nuisibles ;
  • l'approvisionnement en aliments et en eau de boisson est protégé d'un accès par les oiseaux sauvages ;
  • la litière neuve est protégée et entreposée à l'abri de l'humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres ;
  • en cas de mortalité anormale, le détenteur contacte un vétérinaire pour une visite sanitaire de l'exploitation à ses frais, sans préjudice des règles de police sanitaire prévues en cas de suspicion d'influenza aviaire validées par le directeur départemental en charge de la protection des populations ;
  • les cadavres sont isolés et protégés avant leur enlèvement et le cas échéant, avant présentation au vétérinaire.

Les mesures de surveillance et de lutte

Les mesures de surveillance reposent sur la surveillance événementielle (détection de signes cliniques ou de mortalités anormalement élevées) et sur la surveillance programmée (dépistage).

Les mesures de surveillance concernent :

  • les oiseaux et volailles détenus en basses-cours, élevages commerciaux et élevages d’agrément, par la mise en oeuvre d'une surveillance quotidienne visant à déceler l'apparition de symptômes de maladie ou comportement anormal et inexpliqué, qui doivent être déclarés sans délai à un vétérinaire ou à la DDPPDirection départementale de la protection des populations ;
  • les oiseaux sauvages trouvés morts, malades, recueillis en centre de soins, tirés ou capturés, par leur déclaration à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage) ; cette surveillance doit permettre la détection précoce de l'influenza aviaire hautement pathogène chez les oiseaux sauvages.

La vigilance de chacun est appelée pour signaler toute mortalité sur des oiseaux sauvages.

Les dispositifs de surveillance des oiseaux domestiques ou sauvages ont été renforcés, et les acteurs professionnels concernés ont été sensibilisés à maintenir la vigilance nécessaire à la gestion de cet épisode d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène.

Les mesures de lutte sont définies au niveau européen. Elles prévoient :

  • en cas de suspicion de foyer, la mise sous surveillance de l’exploitation, la réalisation de prélèvements pour analyse, la réalisation d’une enquête épidémiologique.
  • en cas de confirmation de foyer, l’abattage et la destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l’exploitation, le nettoyage et la désinfection de l’exploitation suivis d’un vide sanitaire de 21 jours, la mise en place de zones de protection (rayon de 3 km) et de surveillance (rayon de 10 km) autour de l’exploitation, la mise en œuvre de ces mesures dans les exploitations suspectes identifiées lors de l’enquête épidémiologique

La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.